Que le rêve commence ...

Que le rêve commence ... ♥
Bonjour à tous et à toutes.

Me revoilà dans une nouvelle fiction, après Fiction-Cristiano. Je crée celle ci, qui à mon goût, n'a aucun rapport. Je ne mettrais pas d'objectifs car j'écris avant tout pour le plaisir d'écrire et les suites viendront avec l'inspiration. Tout les commentaires sont acceptés, les compliments comme les critiques. Cependant pensez à rester poli dans vos critiques, je ne suis pas là pour recevoir des insultes loin de là. Certains personnages n'auront pas d'acteur ou de mannequins pour les représenter car certains sont tout simplement réels et font parti de ma vie personnelle. :) Voilà. Bonne Lecture à tous.

Morganne.C

Le Casting :

Personnages principaux :
Joy Hynes → Kate Beckinsale
Loris do Castelo Branco → Jesse Metcalfe
Helen Hynes → Isabelle Adjani
Conor Hynes → Georges Clooney
Alan Hynes → Jackson Brundage
Cristiano Ronaldo → Cristiano Ronaldo dos Santos Aveiro
Lou, Lana, Jeanne et Yasmine n'ont pas d'effigie. Ainsi que les surveillants.

Pour la liste des prévenus :

x7--Cristiano - Oops-sorry-x3 - CSRC-fic - angels183 - mlle-ef - et-toi-ty-crois - olforever63 - fiction-nando - x-smi-les-x - x-criistiiiano-x - p3p3jns--xx - xx--just--hell--xx - aleexa4ndra - marylor81 - imagin-there-s-no-heaven - fictionfabregas - nando-cris - x-lauurah-x - cristiano-fiction - eloowx - serious-of-foot - fiictiion-cristiano - manchester-lovex3 - oth32223 - niik-le-strass - impossible-is-nothing013 - lesportosdu47 - x-au-temps-tiic-x - reds-and-co - espanoliita33-x3 - x-alex-25-x - x-niiike-ta-mere - dode-54122 - my-liff--fiction - justmylife39160 - hold-on-my-heart - lady-alera - x-anaiis-siiana-x - n-arguesse - miss-benzema-88 - x-fiction--cris - meeting-in-manchester - zeta-4ever - espanolita96 - lucie49450fcn
Mettez deux commentaires et vous serez dans la liste. :)


# Posté le samedi 11 avril 2009 05:00

Modifié le lundi 31 août 2009 13:55


Cristiano Ronaldo vaut 94 millions d'¤.
Cristiano Ronaldo est au Réal Madrid.*

*Benzema aussi. ♥
Pour toutes les news en détail, c'est ici : C-r-iii-s-t-iii-a-n-o.

# Posté le jeudi 16 avril 2009 06:56

Modifié le samedi 25 juillet 2009 11:47

Chapitre 1 : Prologue.

Chapitre 1 : Prologue.

23h00.
L'horloge parlante me le dit. Comme pour m'avertir que ma mère va pas tarder à monter pour me demander d'arrêter de lire. Ça fait parti des principes -des règles– de la maison : des heures pour se coucher, pour manger, pour se laver. Des heures pour tout. Ça ne me dérange pas, au moins, rien ne va de travers. Quelques secondes après l'avertissement de Jacqueline (l'horloge parlante), j'entends ma mère montait les escaliers. Je continue de lire, sachant déjà ce qu'elle va me dire. Je l'entends dans le couloir, elle tousse, puis demande à mon frère dans la chambre voisine d'éteindre son I-pod, car il est l'heure de dormir pour un gosse de 7 ans. Puis, -enfin- elle arrive jusqu'à ma porte. Elle ne toque pas, ça fait pas parti du marché ... Elle entrouvre la porte et passe la tête, me murmurant –comme si quelqu'un nous écoutait- qu'il est l'heure que j'éteigne, que j'arrête de lire si je veux continuer à être en forme pour le lycée et avoir de bonnes notes. Ma mère est comme ça, elle a des principes, qui des fois sont complètement enfreins, exemple les soirs de match de foot, là elle ne peut pas nous empêcher de regarder jusqu'à la fin, le frère et moi. Puis, mon père a ce genre de principe lui aussi, moi –personnellement- j'aime bien ses principes, j'aime que tout soit cadré tout bien, tout voilà ! Puis, j'aime bien la phrase du soir de ma mère : « Allez il est l'heure de dormir si tu veux continuer à travailler aussi bien ! » Ce genre de phrase qui ne change pas d'années en années, et qui peut-être l'empêche de me voir grandir.
Après sa phrase devenue une habitude, j'éteins, lui murmure un « bonne nuit » auquel elle répond, puis me couche après qu'elle est fermée la porte.
Je mets du temps à trouver le sommeil, j'entends le bruit des vagues, là, tout proche. Puis, après avoir écouter le mouvement des vagues que je connais par c½ur, je sors mon I-pod du tiroir de ma table de chevet et me met à écouter mes grands classiques du soir. Ceux qui m'aident à m'endormir. Tout d'abord commençons par ... Let it be – The Beatles. J'écoute les paroles, sans parler, ni bouger, de peur que ma mère ne remonte pour cette fois-ci me supprimait mon I-pod. Je me laisse bercer par les paroles, et commence à rêver. Rêver les yeux ouverts. Tout d'abord, je pense à ce jeune homme, ce n'est pas un « camarade » puisqu'il est déjà en école. Je repense à ces traits, que je n'ai eu le loisir de voir qu'une seule fois face à moi, ces origines portugaises qui me font immédiatement penser à mon idole : Cristiano Ronaldo. Je me l'imagine devant moi, en dehors de nos conversations virtuelles, comme la dernière fois. Ces yeux d'un vert sublime, son nez droit, sa taille qui m'oblige à le regarder en me tordant le cou, enfin, ses muscles, jamais je n'ai vu corps si parfait –sauf celui de Ronaldo- face à moi. Loris, son prénom, un prénom pas vraiment portugais je vous l'accorde, mais son nom fait toute la différence : Loris do Castelo Branco. Je me plonge alors dans ce rêve, le même rêve que toutes les nuits, laissant tomber mon I-pod qui, comme d'habitude, n'aura que très peu servi.


Le premier chapitre est relativement court.
Pour le prochain : son rêve.
Je crois que je vais le faire en deux ou trois
parties parce que c'est assez long. :) Bisous.
Morganne.C

# Posté le samedi 11 avril 2009 07:26

Modifié le lundi 31 août 2009 13:53

Chapitre 2 : Le rêve, première partie.

Chapitre 2 : Le rêve, première partie.


Je suis au lycée, au fond de ma salle de classe, en train de papoter avec Lou, jusqu'à que le prof nous rappelle à l'ordre. On cesse de rire, et commençons –enfin- à suivre le cours. Mais le prof rajoute sa petite phrase fétiche, aussi vraie en rêve qu'en réalité : « Joy, tes excellentes notes ne te permettent pas de distraire tes camarades ! » J'opine, sans un mot, et suit le cours –trop réel tout ça- quand le surveillant, Fabien, toque à la porte, nous le regardons sans grand intérêt, sur qu'il va nous demander le billet d'appel comme d'habitude. Mais non, il me demande : « Bonjour, excusez-moi de vous déranger, mais Joy doit venir avec moi, quelqu'un l'attend en bas et je ne pense pas qu'elle va revenir. » Annonce-t-il au prof. Alors là, je tombe de haut, je pense de suite au pire –comme ma mère- je m'inquiète. Mais Fabien à vite fait de me rassurer : « Prends tes affaires. Tu vas être heureuse. » Les surveillants sont très proche de nous, je me doute alors que ce doit être quelque chose de pas mal qui m'attend en bas, sans avoir aucune idée néanmoins. Je stresse, range en hâte mes affaires, adresse un clin d'½il à Lou, envoi un bisou à Jeanne et à Lana à l'autre bout de la classe et enfin, en sortant tire la langue à Yasmine. Je sais bien que ce soir j'aurais des milliers de textos ou de messages de la part de mes 4 chéries. A peine la seuil de la classe de physique passée, Fabien m'accorde son plus beau sourire et devient excité comme un gamin, il me donne alors quelques indices qui ne m'avancent pas mais me font stressé : « Ca va être le plus beau jour de ta vie ! » - « Tu vas kiffé ! » ou encore « Il te tarde pas de savoir ? » Ecoute Fabien, je t'aime beaucoup mais là ... J'aimerais bien descendre pour savoir ce qui m'attend, parce que j'en peux plus là. Nous descendons les escaliers en courant, sans se soucier des classes qui travaillent avec le bruit que l'on a provoqué. Et j'entre dans la vie scolaire derrière Fabien, j'aperçois un jeune homme de dos sans faire gaffe et marche vers le comptoir pour demander plus d'explications à l'autre surveillant : Julien. Mais Fabien m'attrape par la manche, je me retourne et le voit en train de me montrer le jeune homme en criant un « Tadaaa » tout fier de lui, tel un gamin de 5 ans. Je reconnais immédiatement Loris, avec ces beaux yeux, son physique de rêve, ses cheveux noir brillant et impeccablement coiffés. Je m'avance et lui fait la bise, sans pour autant comprendre ce qu'il fait là. S'il vient juste pour me parler, pendant le cours de physique, c'est bon, je vais devoir tout rattraper maintenant ! Pfff. On commence à parler, je me demande bien ce qu'il fait là ... Oh et puis, je le connais assez maintenant, je décide de la jouer franche et de lui poser la question : « Mais, qu'est ce que tu fais là au juste ? » Je me sens rougir par mon manque de délicatesse. Il me comprends, me sourit et attend que le rouge qui m'ait monté si vite aux joues redescende tranquillement. Nous nous regardons en silence, nous affrontons du regard, lui regardait vers le bas –c'est à dire vers moi- et moi vers le haut – c'est à dire vers lui-. Au bout de quelques minutes, Julien et Fabien commençaient à nous regarder du coin de l'½il, près à tout retenir pour ensuite le raconter aux filles –de vraies commères-. Quand enfin, Loris reprit la conversation à la suite de ma question, d'un ton simple et rassurant « Je suis venue te chercher pour réaliser ton rêve. » Il me disait ça sur le ton le plus normal du monde comme s'il demandait une baguette à la boulangère. Normal. Sur le coup, je ne comprenais pas, je le regardais bêtement, quand enfin, je me demandais « Mais quel rêve ? » A ma connaissance, je ne lui avais encore jamais fait part de mes rêves ? Suite à mon silence, il ajouta « On rentre chez toi faire tes valises, ce soir direction Rome ... » Il n'eut pas le temps de finir sa phrase que j'hurlais comme une hystérique. Ce n'est pas possible ! Enfin ! Mon rêve le plus fou ! Comment il a su ? Il est superbe. Je lui sautait dans les bras, multipliait les bisous sur ses deux joues se mélangeant à mes larmes de bonheur puis allait voir les surveillants pour à leur tour leur faire part de ce qui allait m'arriver : « Je vais voir la finale de la Ligue Des Champions ! Avec Manchester United, avec Ronaldo ! » Et je criais, et je pleurais, et je sautais, et j'étais heureuse. Mon rêve allait se réaliser. Enfin. Après mes quelques minutes d'euphorie, je redescends sur Terre pour me préoccuper du principal détail qui pourrait m'empêcher de réaliser ce rêve : mes parents. « Une jeune fille de 17 ans et demi ne part pas voir un match comme ça Joy ! » Mince. Ca allait coincer, ma joie disparut d'un coup, laissant place au dégoût. Loris le remarqua immédiatement et ajouta « Tes parents sont d'accords, je leur en ai parlé avant de t'en parler, ne t'inquiète pas. » Et c'était reparti pour quelques minutes d'euphorie. Enfin, après une demi heure à crapahuter partout, à crier « Cristiano Ronaldo est à mooooi ! » et à pleurer comme une gamine, il était temps de faire mes valises. Mais j'y pense, nous sommes Vendredi et le match n'est que Mardi ... ? Des vacances ? Je rentre dans la voiture de Loris, qui vient tout juste d'avoir son permis, tout le trajet nous parlons de ce que nous allons faire. Pour ma part, prendre une photo avec Cristiano Ronaldo, acheter le maillot officiel de ce match –de Ronaldo-, puis si la victoire nous appartient faire la fête toute la nuit –ce dont mes parents ne seront point au courant logiquement- ! Pour Loris, il veut aussi une photo avec Ronaldo, car lui aussi est fan, puis lui aussi veut faire la fête ! Nous établissons des plans, enfin, j'établis des plans, Loris rigole face à mon enthousiasme. Nous arrivons enfin jusqu'à chez moi, je récupère les clés dans la brique qui sert de cachette et entre, tout en continuant de parler de ce qui nous attend. Je vais jusqu'à ma chambre, pas le temps de regarder si quelque chose à changer dans cette maison, pas le temps, pas le temps, pas le temps. Je monte les escaliers 4 à 4, Loris me suit et parvient presque à me dépasser. Arrivée dans ma chambre, la valise trône sur le lit, déjà faite. Alors là, j'comprends plus rien. Je l'ouvre, ouais, elle est bien faite. Rien ne manque, pas même mon maillot du Portugal, celui de Ronaldo, celui de Manchester en rouge et le bleu et même mon tee-shirt Manchester United. Je referme la valise, devinant qui l'a faite. Je cherche une preuve que je trouve sur mon bureau : un mot de ma mère.


Voilà la première partie du rêve,
il est très long,
ce sera en plusieurs parties.
J'espère que ça vous plait.
Bisous à tous.
Morganne.C

# Posté le mercredi 15 avril 2009 05:08

Modifié le lundi 31 août 2009 13:53

Chapitre 3 : Le rêve, seconde partie.

Chapitre 3 : Le rêve, seconde partie.
C'est un tic chez elle, laissé un mot. Je lis, le sourire
aux lèvres :


« Ma chérie,
Ca y est ! Ton rêve va se réaliser ! Tu vas enfin voir ton Ronaldo chéri, et tout cela grâce à ton Loris chéri. (Beaucoup de chéris je trouve ...) Loris a très bien fait les choses, il est très bien, très charmant, je l'apprécie beaucoup. Et j'apprécierais beaucoup un gendre comme ça ...
Enfin, si Ronaldo gagne, tu peux faire la fête. Je sais que tu l'aurais fait quand même mais sans me le dire donc ... Autant te donner la permission. N'oublie pas que tu as 17 ans ma fille. Et donc que tu n'es pas majeure. Mais je sais que tu es raisonnable et que tu ne feras rien de mal, je te connais. Et tu sais ce que j'entends par mal. Enfin, profites bien de ces quelques jours ! Eclate toi ! Parce que ce genre de voyage ne risque pas de se reproduire plusieurs fois ! Vas-y à fond ! Bisous. Love. Mum.
PS : Ton père t'a laissé un mot au dos.
»

Je retourne la feuille et reconnaît l'écriture négligée de mon père.

« Ahlàlà, si on m'avait dit que ma fille irait voir une finale de Ligue Des Champions avant moi j'y aurai pas cru et pourtant !! Prends pleins de photos, amuse toi comme une folle (là j'te fais confiance) et on va voir si ton « Ronaldo » chéri va gagner sans tomber hein ! Je chambre là ... Allez gros bisous ma fille. Je t'aime. Papa. »

Boudu, mes parents, toujours les mêmes. Ma mère à fond avec Loris, elle reste sure que c'est mon petit ami, malgré mon insistance sur nos relations purement amicales. Et mon père, qui a la quinte parce que je vais à un match dont il rêve. Ahlàlà Famille de footballeur –sauf ma mère-, mon frère a dû râler quand il l'a appris. Je relis la lettre et m'aperçois enfin que Loris est assis sur mon lit et il me regarde en silence. Ça fait longtemps qu'il attend ? Aucune idée. Mais je le trouve un peu trop parfait. Je range le papier dans le fond de la valise pour éviter qu'il puisse lire les quelques mots de ma mère relativement suspect. Je referme la valise, la sort du lit, la pose au sol et m'assoit à côté de lui. Je sais qu'il regarde le ciel à travers ma fenêtre, je me pose à côté de lui, très proche, sans le toucher, et l'imite. Nous regardons tout les deux le ciel, sans un bruit. Bizarrement, je ne me lasse pas de ce moment, moi qui d'habitude m'ennuie dès que le calme s'installe, là non. J'apprécie. Quelques minutes défilent, sans un seul geste de notre part. Quand il finit par briser ce silence ... « Il serait peut-être temps d'y aller, tu ne crois pas ? » J'approuve d'un hochement de tête et lui offre mon plus beau sourire, auquel il répond d'un clin d'½il aguicheur – trop mignon tout ça-. Il prend ma valise d'une main, la soulève facilement, alors que moi, deux minutes plus tôt, j'avais eu du mal à la faire descendre du lit. Je lui tire la langue et ajoute : « Arrête de faire le malin ! » Il rigole. Je dévale les escaliers, il me suit de près. Je rigole comme une gamine jusqu'à que je m'écroule sur la dernière marche et comme « Musclor » était trop près, il s'écrase sur moi –sur le coup je le déteste-. J'ai plus d'air, plus du tout, mais je rigole encore. J'entends son rire cristallin, j'ouvre enfin mes yeux pour m'apercevoir que son visage n'est qu'à quelques centimètres du mien –voir quelques millimètres- sur le coup, mon rire se calme étrangement vite. Je me sens rougir, je fixe ses lèvres, -si sexy- et ses yeux. Mes yeux verts font des allers-retours : lèvres-yeux-lèvres-yeux ... Je suis tout à fait perdue. Il comprend vite mon manège, je me sens rougir encore plus, il me sourit. A l'instant même, je ne sais plus du tout quoi faire. J'ai très envie de l'embrasser, mais pas maintenant, je sais pas, je sais plus. AHHHHHHH. Je suis perdue. Quelque chose me retient, il doit le deviner car il me dépose un baiser sur mon front –ce qui déclenche des battements de mon c½ur qui risque d'exploser !- il m'offre encore son beau sourire –il veut ma mort ou quoi ?- et roule sur le côté. Nous sommes couchés l'un à côté de l'autre, en bas des escaliers, je réfléchie à ce qui vient de se passer, quand il brise mes pensées « Assez bizarre comme chute je trouve. » A nouveau, ces yeux magnifiques fixent les miens, j'ai du mal à lui répondre. Il le sent. Je respire silencieusement et articule tout doucement : « Je trouve aussi. » Pas très original comme réponse, je l'avoue, mais je suis fière d'avoir réussi à la finir. Il me regarde, se lève sans me lâcher des yeux, une fois debout, il me tend la main, que je prends, il me soulève comme si j'étais toute légère, il a l'air de ne pas sentir mes 58 kilos. Dès que mes pieds retrouvent le sol, je tente de faire comme s'il ne s'était rien passé de louche, je recommence à sourire et à parler de ce qui nous attend. Quand enfin, je repense à ces 5 jours, du vendredi au mardi ? Ou plus ? Je ne sais même pas quand je rentre. Je fais ma curieuse, mais mes ardeurs sont vite calmées : « C'est une surprise, on part ce soir et on rentrera dans plusieurs jours, mais je ne te dirais rien. Je sais juste que même si tu loupes quelques jours de cours, ça ne va pas craindre pour ton excellente moyenne Melle Joy Hynes. » me réplique Loris en emportant ma valise. Je reste donc sans savoir ce qui m'attend. Même si tous mes plans sont déjà tracés. Nous sortons de la maison, il se dirige vers sa voiture, range la valise et prépare des chips pour le trajet d'une heure et demi, de Bayonne jusqu'à l'aéroport de Bordeaux. Je ferme à clé, regarde une dernière fois ma maison, comme si je n'allais plus jamais revenir et m'engouffre dans la voiture. Le trajet commence d'abord silencieux. Puis, j'aperçois la mer, ma mer. Le bruit des vagues, l'air frais et pur. Les galets sur la plage, le beau soleil qui fait brillé ma peau en été. J'ouvre la vitre pour observer ce magnifique paysage que je connais par c½ur mais que je ne me lasse pas de regarder. Mes cheveux châtains dévoilent des reflets acajou grâce au beau soleil. Loris fait une remarque : « Tu fais bronzé ton teint d'espagnole ? » rigole-t-il.
C'est vrai que j'ai le physique typique d'une espagnole : peau mate, cheveux châtains, yeux verts, relativement grande pour une femme et fine. Pourtant, je ne suis pas espagnole mais anglaise : Hynes. Joy Hynes. So British. Mes parents sont anglais, ma mère : Helen Hynes, née McArthur à Leeds, une ville à l'est de Manchester. Un physique purement anglais : le teint clair, les cheveux d'un noir de jais et les yeux verts, comme moi. Mon père, lui, a le même physique que moi : les cheveux clairs, le teint mat, seuls ses yeux sont différents des miens. Lui aussi ne comprend pas d'où lui vient ce physique alors que tout ses ancêtres sont anglais ... Conor Hynes, né lui aussi à Leeds. Mes parents se connaissent depuis tout petit, ils jouaient ensemble au bac à sable. Depuis leurs 14 ans ils sortent ensemble. Le coup de foudre. Ce coup de foudre qui nous a procuré : mon frère Alan, et moi. Tout les deux nés à Leeds. (Décidément.) Je ne me souviens ni de l'Angleterre, ni de sa pluie, ni même d'être passé devant le mythique Old Traffordma plus grande déception- surtout quand je me dis que je suis née tout près de mon équipe chérie, et que je pourrais peut-être y aller, mes parents connaissent le pays. Non. Ils sont bloqués sur le sujet. Comme lorsque je demande ce qu'on fait à Bayonne, sur la côte Atlantique française, là aussi, ils se bloquent complètement. Un jour, j'ai voulu savoir. Mon père s'est énervé et a répondu « Arrête de poser ces stupides questions, et ne les repose plus. Tu veux y aller en Angleterre ? Vas-y. Fais ta vie. » Ok Daddy t'es out là. Je veux savoir qu'est ce que tu fous en France !! Pfff. Enfin, je n'ai plus jamais posé de questions. On est ici, à Bayonne, à chanter la Peña Baiona, à faire la fête, à manger du saucisson typique du Sud-Ouest, à parler avec notre superbe accent où le « euh » demeure à toutes les fins de phrase. Enfin, on a une vie superbe ici, même si on n'a pas de famille. C'est triste à Noël mais tout le reste du temps, on a pleins d'amis et les soirées s'enchaînent. Et pour moi, mes amis sont trop perfect pour que je puisse m'imaginer une seconde de fuguer en Angleterre en les laissant. Revenons au sujet ...
Je rigole quelques instants face à son allusion et réponds : « Alors, jaloux de mon bronzage petit portugesh ? » Il rigole, ne détournant pas son regard de la route. Et engage une discussion :
«Avoue t'aimerais bien venir passée des vacances au Portugal ? » J'esquive gentiment. « Avec mon Ronaldo chériiiii ? Oh ouais ! » Il rigole, mais reprend. « Non non grosse folle. » A partir de ça, je peux enclencher sur un autre sujet. « Grosse folle ? Carrément ! Mais t'as un gros problème mon gars ! » Et voilà, on part dans un délire. A se taper comme des gamins, rigoler comme des débiles et s'insulter gentiment comme des CP : « Tête de chat constipé » ou encore « Cul de poule ». C'est très recherché je l'avoue. Même si notre délire n'en fini pas, il ne me regarde pas, jamais. Toujours les yeux fixés sur la route.

La seconde partie du rêve *toujours pas fini* !
Je vous avais dit, il est trèèèès long ! :)
J'espère que ça vous plait toujours.
N'hésitez pas à me donner votre avis
et vos conseils. Bisous.
Morganne.C

# Posté le lundi 20 avril 2009 06:27

Modifié le mardi 21 avril 2009 13:23